Il est permis de supposer que les variations de la polarisabilité électronique sont faibles au cours des déplacements des noyaux soumis à l'agitation thermique. Il devient légitime de développer cette polarisabilité au voisinage de la position d'équilibre (q = 0) par une série de Taylor.
Le théorème de Taylor, du nom du mathématicien Brook Taylor qui l'établit en 1712, permet l'approximation d'une fonction plusieurs fois dérivable au voisinage d'un point x= a par une fonction polynôme dont les coefficients dépendent uniquement des dérivées de la fonction en ce point.
De manière plus précise : si n est un entier naturel et f(x) est une fonction définie sur un intervalle I contenant a et telle que f(n)(a) existe, alors :
Lorsque a = 0, la formule devient plus simple (Formule de Taylor-Maclaurin) et l'on a :
Ce qui donne pour la polarisabilité électronique (si on se limite à l'ordre 2):
Sachant que α(q=0) = α0 , il vient pour le moment dipolaire induit, en utilisant les notations suivantes, dérivées des notations antérieurement
E = E0 cos ω0 t
et donnons un déphasage de π/2 pour q afin d'alléger les écritures qui vont suivre, q devient :
q = q0 cos Ω t
p(q) = α(q) E = α(q) E0 cos ω0 t :

En utilisant les relations trigonométriques suivantes :
Il vient pour les termes au 1er ordre :
Les termes du 2e ordre font apparaître des combinaisons en cos(ω0 ± 2 Ω) que l'on appelle les harmoniques et que nous ne développerons pas.
Ce moment dipolaire induit par le champ électrique du laser excitateur va rayonner dans tout l'espace de la même manière que cela a été défini pour la diffusion Rayleigh. Il vient donc pour chacun des termes définis au 1er ordre :