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Livre d'or
La perception des couleurs par l'œil humain

La vision de jour ou la vision photopique

     La vision photopique est la vision de jour par opposition à la vision scotopique qui est la vision de nuit.

     La vision photopique se fait principalement grâce aux cônes se trouvant sur la rétine de l'œil.

     La sensibilité de l'œil en vision photopique n'est pas la même pour toutes les longueurs d'onde. Le maximum de sensibilité de l'œil est obtenu pour une longueur d'onde de 555 nanomètres.

La vision de nuit ou la vision scotopique

     La vision scotopique est la "forme" particulière que prend la vision dans des conditions de faible éclairage. Chez l'Homme, la vision scotoptique est essentiellement assurée par les bâtonnets de la rétine, qui possèdent une importante sensibilité à la lumière (voir rhodopsine) mais répondent à toutes les longueurs d'onde visibles (donnant ainsi une perception en noir-et-blanc, ou panchromatique).

     Le maximum de sensibilité est atteint, chez l'Homme, après environ 45 minutes de séjour dans l'obscurité, ce qui correspond au temps nécessaire pour régénérer toutes les molécules de rhodopsine sous leur forme active. En raison de la répartition des bâtonnets sur la rétine, le maximum de sensibilité ne se situe pas dans l'axe optique (la fovéa étant constituée uniquement de cônes) mais à quelques degrés de celui-ci.

     La sensibilité de l'œil en vision scotopique n'est pas la même à toutes les longueurs d'onde. Le maximum de sensibilité est obtenu pour une longueur d'onde de 507 nanomètres.

La courbe bleu-vert est relative à la vision scotopique (vision de nuit).
La courbe orangée est relative à la vision photopique (vision de jour).

     Grâce à la cornée (l'enveloppe translucide de l'oeil) et de l'iris (qui en se fermant permet de doser la quantité de lumière), une image se forme sur la rétine. Celle-ci est composée de petits bâtonnets (en anglais rods) et de cônes (en anglais cones).

     Les bâtonnets, formés d'une pigmentation appelée rhodopsine et situés en périphérie de la rétine, permettent de percevoir la luminosité et le mouvement (vision scotopique), tandis que les cônes, situés dans un zone appelée fovéa, permettent de différencier les couleurs (vision photopique). Il existe en réalité trois sortes de cônes :

  • une sorte pour le rouge (570 nm), appelés erythrolabes

  • une sorte pour le vert (535 nm), appelés chlorolabes

  • une sorte pour le bleu (445 nm), appelés cyanolabes

     Ainsi, lorsqu'un type de cône fait défaut, la perception des couleurs est imparfaite, on parle alors de daltonisme (ou dichromasie). On distingue généralement les personnes présentant cette anomalie selon le type de cône défectueux :

  • Les protanopes sont insensibles au rouge

  • Les deutéranopes sont insensibles au vert

  • Les trinatopes sont insensibles au bleu

     D'autre part il est à noter que la sensibilité de l'œil humain aux intensités lumineuses relatives aux trois couleurs primaires est inégale.

Réponse spectrale relative aux 3 différents cônes

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