Le rayonnement électromagnétique
Un rayonnement électromagnétique désigne une perturbation des champs électrique et magnétique.
Le rayonnement électromagnétique a comme vecteur le photon, particule dépourvue de masse. Le photon est le boson associé à la force électromagnétique.
Le fait qu'une particule soit un boson ou un fermion a d'importantes conséquences sur les propriétés statistiques observables en présence d'un grand nombre de particules : les fermions sont des particules qui obéissent à la statistique de Fermi-Dirac alors que les bosons obéissent à la statistique de Bose-Einstein. Dans le cas des bosons, cette statistique implique une transition de phase à basse température, responsable notamment de la superfluidité de l'hélium ou de la supraconductivité de certains matériaux.
La statistique de Bose-Einstein a été introduite par Satyendranath Bose en 1920 pour les photons et généralisée aux atomes par Albert Einstein en 1924. Statistiquement, à l'équilibre thermodynamique, le nombre ni de particules dans l'état d'énergie Ei est :
où :
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gi est la dégénérescence de l'état d'énergie Ei, à savoir le nombre d'états possédant cette énergie
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μ est le potentiel chimique
-
kB est la constante de Boltzmann
-
T est la température.
En physique classique, le rayonnement électromagnétique est décrit sous la forme d'une onde électromagnétique correspondant à la propagation d'un champ magnétique et d'un champ électrique (l'un étant perpendiculaire à l'autre) en ligne droite à partir d'une source constituée par un mouvement alternatif de charges électriques.
La lumière, une longue histoire: L'onde et le photon
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La lumière désigne un rayonnement électromagnétique visible par l'œil humain et n'est rien d'autre qu'une petite tranche du large spectre électromagnétique. Les ondes radio, les micro-ondes, les rayons X et γ (gamma) sont également des rayonnements électromagnétiques.
Du fait de la dualité onde-corpuscule, les rayonnements électromagnétiques peuvent se modéliser de deux manières :
-
onde électromagnétique : le rayonnement est une variation des champs électrique et magnétique ; l'analyse spectrale permet de décomposer cette onde en ondes monochromatiques de longueurs d'onde λ et fréquences différentes f ;
-
photon : la mécanique quantique associe à une radiation électromagnétique monochromatique un corpuscule de masse nulle nommé photon dont l'énergie est :
E = h f
L'impulsion p du photon est égale à p = E / c = h f / c = h / λ.
L'énergie des photons d'une onde électromagnétique se conserve lors de la traversée de différents milieux transparents (par contre, une certaine proportion de photons peut être absorbée).
Dans le vide, le rayonnement électromagnétique, et en particulier la lumière, se déplace à la vitesse de 299 792 458 m/s. Cette vitesse, appelée vitesse de la lumière ou célérité est notée c. C'est une des constantes physiques fondamentales.
Dans un milieu d'indice de réfraction n, la vitesse de l'onde v est liée par la relation suivante :
c = n v
La valeur de l'indice de réfraction de l'air est d'environ 1,000 292 6 dans les conditions normales de température et de pression, mais cet indice dépend de la masse volumique de l'air, et sa variation continue entre des couches d'air de température différente. Ceci permet d'expliquer les mirages.
Histoire des mesures de la vitesse de la lumière
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La constatation, à la fin du XIXe siècle, que la vitesse de la lumière dans le vide ne dépend pas du référentiel a conduit à l'élaboration de la théorie de la relativité restreinte.
Les tests et effets de la physique quantique
Si vous souhaitez aller plus loin, voici un magnifique exposé, en français, présenté par Alain Aspect sur la question de l'intrication quantique.
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Conférence donnée le 1er août 2000 à l'Université de tous les Savoirs par Alain Aspect
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Depuis son émergence dans les années 1920, la Mécanique Quantique n'a cessé d'interpeller les physiciens par le caractère non intuitif de nombre de ses prédictions. On connaît l'intensité du débat entre Bohr et Einstein sur cette question. Le caractère incontournable de la Mécanique quantique au niveau microscopique est très vite apparu évident, puisque cette théorie fournit une description cohérente de la structure de la matière. En revanche, un doute pouvait subsister sur la validité au niveau macroscopique de prédictions étonnantes comme la dualité onde particule, ou les corrélations à distance entre particules intriquées.
Après la publication des inégalités de Bell, en 1965, on a réalisé que les prédictions de la Mécanique quantique sur ces corrélations à distance étaient en contradiction avec la vision du monde (réalisme local) défendue par Einstein, et qu'il devenait possible de trancher ce conflit par des tests expérimentaux.
Les expériences réalisées depuis plus de deux décennies avec des paires de photons corrélés ont confirmé de façon indubitable la justesse des prédictions quantiques, et donc la nécessité de renoncer à certaines images plus intuitives défendues par Einstein. Ces travaux très fondamentaux débouchent aujourd'hui sur des applications inattendues : cryptographie quantique, ordinateur quantique...